Optez pour un recadrage des collaborateurs bienveillant

Collaborateurs trop dispersés,  deadlines non respectées, consignes mal suivies… Lorsqu’un collaborateur cause le trouble il faut se décider à agir. Un exercice d’équilibriste, qui exige de la rigueur et de plus en plus de bienveillance. Voire d’intelligence émotionnelle.

Reprise en main

La reprise en main d’un collaborateur est une tâche que bien des managers n’apprécient pas, certains craignent même cet exercice jusqu’à se laisser déborder par la situation.

Lorsqu’un problème a été identifié, vient le moment de la reprise d’autorité. Un moment difficile en particulier pour les cadres inexpérimentés ou non formés, car il ne s’improvise pas.

Une reprise d’autorité positive

Faites un parallèle avec l’éducation pour démythifier l’exercice : lorsque les parents corrigent leurs enfants, lors d’un comportement inapproprié, c’est en premier lieu pour leur bien, et leur permettre une intégration facile dans les différents milieux de la société.

Recadrer un collaborateur a également un objectif positif, à la fois pour lui-même et ceux qui l’entourent. Il est important que cela soit compris dès le départ. Sauf que l’autorité parentale est logique et assez naturelle. L’autorité managériale doit être reconnue et acceptée… Pas toujours simple à accepter. 

Trouver le bon équilibre

Bienveillance

Adaptez-vous toujours à votre interlocuteur. Le cas contraire, l’entretien de recadrage serait contre-productif et mènerait à la démotivation du collaborateur. Essayez de tourner l’entretien de manière positive en évoquant les qualités et les compétences de votre collaborateur.

Faites preuve d’empathie : essayez de comprendre les raisons de l’écart de votre collaborateur (définition trop floue de vos attentes, manque de communication…). Il s’agit de détecter l’origine du problème pour agir de manière proactive.

Pratiquez l’écoute réceptive. Celle-ci vous aidera à ne pas rester campé sur vos positions et à faire en sorte que l’entretien débouche sur une issue positive pour les deux parties. Cette écoute est non seulement une preuve de respect mais elle conditionne un échange plus constructif. Se sentant compris et non « attaqué », votre collaborateur ne sera plus dans une posture de défense et cherchera plutôt à trouver des solutions.

Exigence

Gardez toujours les objectifs de l’entretien à l’esprit, sans tomber dans le sentimentalisme ou le domaine de l’émotionnel. Faire preuve de bienveillance ne vous empêche pas de rappeler vos exigences.

L’entretien de recadrage est une mise au point, qui doit déboucher sur un véritable plan d’actions. N’hésitez pas à développer votre point de vue pour démontrer à votre collaborateur, encore une fois de manière argumentée, quelles sont les conséquences de ses manquements (résultats du processus, deadline non respectée…).

Recadrer un collaborateur sans le décourager, en faisant preuve de tact, en respectant sa personne, peut finalement se révéler être une expérience constructive « gagnant-gagnant » pour les 2 parties.

Alors la prochaine fois pensez-y, montez au front avec bienveillance !