La solitude professionnelle

La solitude professionnelle, un phénomène qui n’est pas inévitable

Qui ne s’est jamais senti(e) un peu esseulé(e) dans son travail ? Parce que le monde du travail, aux dires de nombreux spécialistes, a radicalement changé ces dernières années, provoquant un raz-de-marée d’isolements professionnels.

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Le Mal-être au travail n’est plus un scoop, surtout lorsque des chiffres comme l’étude réalisée par Gallup montre que 70 % des personnes n’opèrent pas dans le domaine professionnel ou l’environnement qui leur permet d’utiliser au mieux leur potentiel d’où la panoplie des nouveaux symptômes professionnels comme burn-out, présentéisme ou encore boring-out.

Les plus touchés par la solitude professionnelle semblent bien être les chefs d’entreprise et chefs de départements.

 – L’entrepreneur est le seul maître à bord, il doit anticiper et décider dans le vif quelles que soient les circonstances et être prêt à assumer les revers économiques et/ou humains de ses propres décisions.

 

– Quant au chef de service, c’est quelqu’un qui a souvent été promu en interne alors qu’il appartenait à l’équipe dont il devient le manager. La difficulté d’asseoir son nouveau rôle et de parvenir à bien gérer les comportements réfractaires peuvent l’amener à douter de ses compétences et se sentir bien solitaire parce que mal aimé dans sa nouvelle fonction.

 

– L’isolement physique c’est le fait de travailler seul dans son bureau. Par exemple les comptables, les DRH et tout ce qui exige un haut niveau de confidentialité, peut nécessiter d’avoir à travailler seul dans un bureau. Mais l’isolement physique ne veut pas dire isolement relationnel qui a trait au nombre et à la qualité des échanges avec d’autres personnes. On peut en effet travailler seul et se sentir parfaitement bien entouré. C’est par exemple le cas d’un chargé de clientèle en relation toute la journée avec une clientèle large et variée.

 

– Le sentiment d’isolement et le sentiment de solitude s’intériorisent alors que l’on se sent entouré et que l’on travaille au sein d’un groupe ou sur une plateforme commune. Dans le cas d’un sentiment d’isolement le salarié développe une fausse conviction que personne ne peut ou ne pourra l’aider en cas de difficulté. Le sentiment de solitude correspond à l’étape ultime lorsque le salarié renonce à chercher des soutiens internes. L’une entraînant l’autre vers la voie douloureuse du burn-out.

 

Involontaire ou volontaire 

L’isolement relationnel des salariés peut découler involontairement de la situation même de l’entreprise, soit par une hiérarchie quasi absente, meeting et autre par exemple (filiale de groupe) et l’impossibilité pour les salariés d’avoir des réponses à leurs questions et de se sentir accompagnés. La société peut aussi traverser une crise et les difficultés qu’elle traverse lui font gérer des situations d’urgence au cœur desquelles les ressources humaines, et la fluidité de la communication ne peuvent pas avoir leur place. L’entreprise sombre, entraînant avec elle tout son équipage.

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À l’inverse en prétextant une rationalisation du travail, certains managers amènent les salariés à un véritable isolement. Il n’est pas rare de voir des employés au sein d’un même bureau s’adresser des mails plutôt que la parole tout ceci au nom de la rentabilité, et de l’efficacité suprême parce que parler devient synonyme de perte de temps ! 

Souffrir de solitude professionnelle, relève d’un moment fort de la vie qui appelle un changement, parce que les valeurs intrinsèques de la personne ne sont plus en adéquation avec ce qu’elle fait (le fond) ou le cadre (la forme) dans lequel elle opère. 


Appli entreprises


Pour éviter cette solitude professionnelle,se lancer en tant qu’indépendant peut s’avérer être une solution idéale. Attention cependant à bien faire mûrir votre projet, à être prêt pour tenter l’aventure.