Entreprises: valoriser l’erreur

FOCUS – Les erreurs sont nécessaires pour apprendre, se modifier, innover et performer. Mais elles doivent être encouragées – et non pas sanctionnées – par la hiérarchie. Un long chemin reste à parcourir en France pour que dirigeants et collaborateurs acceptent davantage leurs vulnérabilités. https://www.lefigaro.fr/decideurs/management/faire-des-erreurs-au-travail-et-si-c-etait-une-aubaine-20190720

« Une personne qui n’a jamais commis d’erreur n’a jamais rien essayé de nouveau » [Albert Einstein].

Malheureusement, la culture française a du mal à l’accepter. Et pourtant, l’erreur peut être réellement profitable à l’entreprise: si vos équipes sentent qu’elles ont le droit à l’erreur, elles se sentiront moins stressées, moins freinées donc plus créatives. De plus, analyser ces erreurs permettra de revoir toutes ces petites choses à améliorer. 

Faire une erreur : ce n’est pas être incompétent

En tant que dirigeant, vous a t-on déjà imposé d’être parfait ? Vous a t-on dit que l’erreur vous sera toujours fatale ? Si c’est le cas, débarrassez-vous vite de ces pensées négatives.

Et à la place, n’oubliez pas que l’erreur est humaine, mais ce droit doit être assorti d’un devoir : apprendre de ses erreurs.

Dialoguer avec ses collaborateurs 

Le fait de pouvoir parler librement du droit à l’erreur avec ses collaborateurs évitera qu’ils tentent de les cacher, d’en minimiser la portée ou de chercher un coupable. En sachant qu’ils peuvent avoir des failles, vos collaborateurs pourront partager avec vous leurs doutes et leurs craintes.

Faites aussi en sorte que vos collaborateurs en parle entre eux, Cela leur permettra de relativiser, de déculpabiliser et d’en tirer des leçons. 

Ne stigmatisez pas l’erreur : donnez-lui en de la perspective. Ainsi, vous aurez toutes les chances de valoriser vos collaborateurs et leur redonner le sens de la responsabilisation. 

Savoir en tirer les bénéfices

Avoir le droit de se tromper créé avant tout un sentiment de sécurité. Libérer les collaborateurs de la peur de l’erreur profite à leur créativité, à l’ouverture de la parole et ainsi à la capacité d’innovation de la société.

Le droit à l’erreur va de paire avec une culture de l’innovation. Il n’y a pas d’erreur sans essai. 

Montrer l’exemple

Donnez l’exemple ! Vous aussi vous pouvez commettre des fautes, et si cela vous arrive, n’hésitez pas à en parler autour de vous et à essayer de trouver des solution avec vos collaborateurs. Ils en seront que plus motivés, se sentiront impliqués.  

Vous dirigeant, vous avez aussi le droit à l’erreur. Mesure phare de la loi 2018-727 du 10-8-2018 pour un Etat au service d’une société de confiance (dite « Loi Essoc »), le droit à l’erreur vise à établir une relation de confiance entre l’administration et ses usagers, tant les entreprises que les particuliers, en leur permettant notamment de régulariser leurs erreurs commises de bonne foi sans être sanctionnés.
Lire l’article : https://www.prospactive.com/vous-avez-desormais-droit-a-lerreur/

Le droit à l’erreur a ses limites

Les erreurs peuvent avoir différentes causes (une erreur volontaire, d’inadvertance, due à des processus anticipés, due à l’inconnu, ou une simple envie de découverte…) Pour gagner du temps, il est important d’apprendre à distinguer les erreurs acceptables dés le début. 

 

Et rappelez-vous : C’est en essayant un tas de choses qui ne marcheront pas, que vous réussirez !