Ce que gagnent les travailleurs indépendants

Ce que gagnent les travailleurs indépendants en 2017

En 1970, on comptait en France 20,8% d’emplois non-salariés… contre 10,6% en 2014. Mais depuis 2003, on en compte 500.000 de plus ! Une nouvelle génération portée par les autoentrepreneurs et les plateformes collaboratives. Portrait robot.

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Le profil du travailleur indépendant change au gré de l’économie. Le travailleur indépendant de 2017 n’a donc rien à voir avec celui de 1970. À cette époque deux emplois sur dix (20,8 %) étaient non-salariés. Par la suite, leur nombre n’a cessé de décliner, conséquence de l’essor de la grande distribution et la disparition des petites exploitations agricoles… En 2000, la France compte 2,2 millions d’indépendants. C’est en 2003 que la tendance s’est inversée. Depuis cette date, 500.000 Français ont créé leur activité, portés par la nouvelle économie: les autoentrepreneurs, les plateformes collaboratives… Au total, la France compte aujourd’hui 2,8 millions de travailleurs indépendants.

Le Haut Conseil pour le financement de la protection social (HCFiPS) a récemment publié un rapport, dévoilé par Les Échos, qui décrit les tendances liées au travailleurs indépendants en France. Voici son portrait robot, en 2017: c’est un homme (à 66%), qui est âgé de 46 ans, diplômé, dont l’activité se situe dans le secteur des services. Hors autoentrepreneurs et agriculteurs, il exerce sous forme sociétaire (45%), et touche une rémunération annuelle de 38.280 euros par an. Cette rémunération est nulle (ou négative) une fois sur dix. En matière de retraite, il partira quelques mois après un salarié, pour une pension un peu inférieure à celle d’un salarié: 1170 euros par mois, contre 1280 euros.

Génération autoentrepreneurs

Difficile de parler de nouvelle économie et de travail indépendant sans mentionner les autoentrepreneurs. En France, ils sont désormais un million – depuis la création du statut en 2009 – à bénéficier de ce régime social simplifié à condition de ne pas excéder un certain seuil de chiffre d’affaires, qui est calculé selon l’activité exercée. Petite précision, dévoilée dans le rapport du HCFiPS: les autoentrepreneurs qui sont actifs gagnent en moyenne 5280 euros par an, ce qui fait chuter le revenu moyen des indépendants: -15 % en euros constants. Hors auto-entrepreneurs, il a progressé de 1,3 %. Pourquoi ce succès de l’autoentrepreneuriat? En grande partie à cause de la crise, qui a forcé un grand nombre d’actifs à créer leur propre emploi.

Le travail indépendant a d’ailleurs été une thématique phare de l’élection présidentielle qui s’est imposée dans le débat, notamment autour de la question du revenu universel. À ce sujet, Emmanuel Macron entend sécuriser le statut des travailleurs indépendants afin de développer encore davantage ce secteur.

Le portage salarial

Si se « mettre à son compte » est une solution désormais ancrée dans l’esprit des français, le panel des possibilités que cela implique est souvent méconnu. Par exemple, « d’après une étude réalisée par l’Ifop, 66% des sondés ne connaissent pas le nom de portage salarial ». Sa pertinence n’est cependant pas en cause : en effet, les derniers chiffres en la matière nous montrent que  50 000 cadres sont en portage aujourd’hui, ce chiffre se verra d’ailleurs décuplé à l’horizon 2020. Le portage salarial permet notamment d’intégrer un réseau d’indépendants en toute sécurité, et, notamment de lutter contre la solitude professionnelle, et de crédibiliser son offre. Attention cependant à ne pas se lancer bille en tête, à respecter les étapes de l’activité de l’indépendant pour respecter ses essentiels et assurer sa réussite !